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Tout savoir sur l’épreuve de Deductive Logical Thinking de l’ieGAT

27 juillet 2025
Mis à jour le 13 mai 2026
8 min

ieGAT Deductive Logical Thinking : réussir la section de logique déductive

La section Deductive Logical Thinking du ieGAT est l’une des parties les plus déroutantes pour les lycéens français qui candidatent à IE University. Elle ne ressemble ni à un contrôle de mathématiques, ni à un exercice de dissertation, ni à un test d’anglais classique. Elle demande de repérer très vite une règle visuelle, puis de l’appliquer sans se laisser piéger par le chronomètre.

Dans le processus d’admission à IE University, le test d’admission — souvent appelé ieGAT dans l’écosystème de préparation — est l’un des éléments qui permettent au jury d’évaluer le raisonnement du candidat. IE University utilise officiellement l’appellation IE Admissions Test. L’école précise que le test se déroule en anglais et mesure notamment les compétences verbales, logiques et numériques du candidat. La section Deductive Logical Thinking correspond à la partie de logique visuelle : il faut comprendre un modèle graphique, identifier la règle, puis compléter la cellule manquante.

Ce guide explique comment aborder cette section, quels types de raisonnements travailler, comment éviter les erreurs fréquentes et comment s’entraîner intelligemment. Il s’inscrit dans notre série d’articles consacrée au IE Admissions Test, avec des guides dédiés au ieGAT Numerical Reasoning et au ieGAT Verbal Reasoning.

Qu’est-ce que la section Deductive Logical Thinking du ieGAT ?

D’après la page officielle d’IE University, la section Deductive Logical Thinking dure 6 minutes. L’objectif est de comprendre le modèle présenté dans un graphique et d’utiliser la logique pour remplir une cellule vide. Contrairement à la partie numérique, il ne s’agit pas de calculer. Contrairement à la partie verbale, il ne s’agit pas de vérifier une affirmation dans un texte. Ici, le candidat doit reconnaître une règle abstraite à partir de formes, de positions, de couleurs, de rotations ou de transformations.

Dans les tests d’entraînement, cette famille d’exercices est parfois appelée diagrammatic reasoningabstract reasoning ou logical reasoning. Les intitulés peuvent varier, mais la logique reste la même : observer, isoler une règle, éliminer les options incompatibles, puis choisir la réponse la plus cohérente.

La difficulté ne vient pas du niveau académique des notions utilisées. Elle vient du temps limité, de la pression, et de la capacité à garder une méthode stable lorsque plusieurs règles semblent possibles.

Pourquoi cette section est importante pour une candidature à IE University

IE University attire des profils très variés : candidats au BBA, au Bachelor in Economics, au Bachelor in International Relations, au Bachelor PPLE, au Bachelor of Laws ou encore aux programmes plus quantitatifs comme Data and Business Analytics et Computer Science and Artificial Intelligence. La section de logique permet d’évaluer une compétence transversale : la capacité à raisonner dans un environnement nouveau.

Pour un lycéen français, cette partie peut être surprenante, car elle n’est pas directement travaillée dans la majorité des parcours scolaires. Même un très bon élève peut être déstabilisé s’il découvre le format le jour du test. À l’inverse, un candidat qui a compris la mécanique des exercices peut gagner en précision sans chercher à “apprendre” des réponses par cœur.

La préparation utile ne consiste donc pas à prétendre connaître les questions à l’avance. Elle consiste à développer des réflexes : lire une matrice, identifier une rotation, suivre un changement de couleur, reconnaître une symétrie, distinguer une règle principale d’un détail parasite. C’est exactement le rôle d’une préparation ieGAT bien structurée.

Les grands types de questions en Deductive Logical Thinking

Les exercices de logique déductive peuvent prendre plusieurs formes. Les exemples varient selon les plateformes et les tests d’entraînement, mais les compétences mobilisées sont généralement les mêmes.

Type de raisonnement

Ce qu’il faut observer

Erreur fréquente

Suite de formes

L’ordre d’apparition des formes, la répétition, l’alternance, le remplissage.

Regarder uniquement la dernière forme sans comprendre la séquence complète.

Matrice visuelle

La logique des lignes, des colonnes ou des diagonales.

Appliquer une règle horizontale alors que la vraie règle est verticale.

Transformation

Une forme devient plus grande, change de couleur, pivote, se déplace ou change de catégorie.

Confondre deux transformations proches, par exemple rotation et symétrie.

Positionnement

Le déplacement d’un point, d’un trait ou d’un élément dans une grille.

Oublier de suivre la position exacte de l’élément secondaire.

Analogie visuelle

La relation entre deux figures, puis l’application de la même relation à une nouvelle figure.

Changer de règle entre la première paire et la seconde paire.

La méthode Prepfection pour aborder la section en 6 minutes

La contrainte de temps impose une méthode très simple. Le candidat ne doit pas chercher à tout analyser de manière exhaustive. Il doit identifier rapidement les dimensions pertinentes, tester une règle plausible, puis éliminer les réponses incohérentes.

1. Commencer par les éléments stables

Avant de regarder les options de réponse, il faut identifier ce qui ne change pas. La forme reste-t-elle la même ? La couleur reste-t-elle identique ? Le nombre d’éléments est-il constant ? La position d’un point suit-elle une trajectoire régulière ?

Cette étape évite de se perdre dans les détails. Dans beaucoup d’exercices, la bonne règle est plus simple qu’elle n’en a l’air. Si trois figures sur quatre ont le même nombre d’éléments, cette stabilité est souvent un indice.

2. Identifier une seule variable à la fois

Une erreur classique consiste à tout observer simultanément : forme, taille, couleur, orientation, position, nombre de traits. Le candidat finit alors par voir trop de possibilités. Il faut au contraire isoler les variables.

La bonne question n’est pas “que se passe-t-il dans cette figure ?”, mais plutôt : “qu’est-ce qui change entre la première et la deuxième figure ?” Puis : “ce changement se répète-t-il ailleurs ?”

3. Vérifier si la règle fonctionne partout

Une règle valable une seule fois n’est pas une règle. Si l’on pense que les formes tournent dans le sens horaire, il faut vérifier que cette rotation est cohérente sur plusieurs étapes. Si l’on pense que la couleur s’inverse, il faut vérifier que l’inversion apparaît systématiquement.

4. Utiliser les réponses pour éliminer

Lorsque deux règles semblent possibles, les options de réponse peuvent aider. Une option peut être éliminée parce qu’elle a la mauvaise forme, une autre parce qu’elle a la bonne forme mais la mauvaise couleur, une troisième parce qu’elle respecte la couleur mais pas l’orientation. Cette méthode est particulièrement utile quand le temps est limité.

5. Savoir abandonner une question

Dans le ieGAT, l’enjeu n’est pas de passer trois minutes sur une seule figure. Si une question bloque, il vaut mieux choisir une réponse raisonnée ou passer, selon l’interface disponible, plutôt que de sacrifier la suite de la section. La logique déductive récompense la régularité plus que l’acharnement sur un item isolé.

Exemples de questions pour le ieGAT Deductive Logical Thinking

Les exercices ci-dessous sont des exemples originaux, inspirés des formats classiques de raisonnement abstrait et diagrammatique. Ils ne reproduisent pas les questions officielles d’IE University, ni les contenus protégés de tests d’entraînement. Leur objectif est de montrer le type de raisonnement à maîtriser.

Exemple 1 : suite de formes et de couleurs

Série :

□ → ■ → ○ → ● → △ → ?

Quelle figure complète la série ?

A. ▲

B. ◇

C. ●

D. △

Réponse : A. ▲

La règle est double : chaque forme apparaît d’abord en blanc, puis en noir. Le carré blanc devient carré noir, le cercle blanc devient cercle noir. Après le triangle blanc, il faut donc un triangle noir.

Exemple 2 : matrice avec deux règles simples

Complétez la cellule manquante.

carré blanc

carré à moitié noir

carré noir

cercle blanc

cercle à moitié noir

cercle noir

triangle blanc

triangle à moitié noir

?

A. triangle blanc

B. triangle noir

C. cercle noir

D. carré noir

Réponse : B. triangle noir

La règle horizontale porte sur la couleur : blanc, moitié noir, noir. La règle verticale porte sur la forme : carré, cercle, triangle. Dans la troisième ligne, il faut donc conserver le triangle et appliquer la troisième étape de couleur : noir.

Exemple 3 : fonction de transformation

On observe deux transformations :

Transformation

Exemple observé

Règle probable

Fonction A

petit carré → grand carré ; petit cercle → grand cercle

La fonction A agrandit la figure.

Fonction B

cercle blanc → cercle noir ; carré blanc → carré noir

La fonction B remplit la figure en noir.

Question : que devient un petit triangle blanc après la fonction A puis la fonction B ?

A. grand triangle noir

B. petit triangle noir

C. grand cercle noir

D. grand triangle blanc

Réponse : A. grand triangle noir

Il faut appliquer les deux fonctions dans l’ordre. La fonction A agrandit le triangle. La fonction B le remplit en noir. La forme ne change pas : elle reste un triangle.

Exemple 4 : rotation

Série :

▲ → ▶ → ▼ → ?

Quelle figure complète la série ?

A. ◀

B. ▲

C. ▶

D. ▼

Réponse : A. ◀

La forme tourne de 90 degrés dans le sens horaire : haut, droite, bas, puis gauche. Le piège serait de penser que la série revient immédiatement en haut après trois figures.

Exemple 5 : déplacement dans une grille

Un point noir se déplace dans une grille de quatre cases.

Étape 1

Étape 2

Étape 3

Étape 4

point en haut à gauche

point en haut à droite

point en bas à droite

?

A. point en haut à gauche

B. point en haut à droite

C. point en bas à gauche

D. point au centre

Réponse : C. point en bas à gauche

Le point se déplace dans le sens horaire : haut gauche, haut droite, bas droite, bas gauche. La bonne réponse complète le cycle.

Exemple 6 : analogie visuelle

Relation observée :

carré blanc avec un point en haut → carré noir avec un point en bas

Question : si l’on applique la même relation à un cercle blanc avec un point en haut, que doit-on obtenir ?

A. cercle noir avec un point en bas

B. cercle blanc avec un point en bas

C. carré noir avec un point en bas

D. cercle noir avec un point en haut

Réponse : A. cercle noir avec un point en bas

La relation modifie deux éléments : la couleur devient noire et le point passe du haut au bas. La forme, elle, reste identique. Un cercle blanc avec point en haut devient donc un cercle noir avec point en bas.

Ce que ces exemples montrent vraiment

Ces exemples sont volontairement simples. Leur rôle n’est pas de prétendre couvrir toute la difficulté du ieGAT, mais de faire apparaître les mécanismes fondamentaux. Dans un test réel ou dans un entraînement plus avancé, les figures peuvent être plus complexes, les fonctions plus nombreuses et les options plus proches les unes des autres.

Mais la logique de résolution reste stable. Un candidat performant ne “devine” pas la réponse. Il construit une hypothèse, la teste, puis élimine ce qui ne respecte pas la règle. Cette discipline mentale est plus importante que le fait d’avoir vu exactement le même type de figure auparavant.

Les erreurs fréquentes des candidats français

Erreur n°1 : chercher une règle trop compliquée

Beaucoup de candidats solides scolairement veulent produire une analyse très complète. C’est souvent contre-productif. Dans une section aussi courte, la règle est généralement identifiable si l’on observe les bons paramètres. Il faut commencer par les explications simples : alternance, rotation, symétrie, changement de couleur, déplacement.

Erreur n°2 : confondre rotation et symétrie

Une rotation fait tourner la forme. Une symétrie la retourne comme dans un miroir. Cette distinction est essentielle. Deux figures peuvent sembler proches, mais l’une correspond à un pivotement et l’autre à un effet miroir. Les options de réponse sont souvent construites pour tester cette différence.

Erreur n°3 : négliger les éléments secondaires

Un point, un trait, une petite zone noire ou une ligne interne peut porter la vraie règle. Le candidat regarde la forme principale, choisit une option qui semble correcte, puis oublie que l’élément secondaire s’est déplacé ou a changé de couleur.

Erreur n°4 : changer de règle en cours de route

Dans une analogie visuelle, la même transformation doit s’appliquer à la nouvelle figure. Si la première relation change la couleur mais pas la forme, il ne faut pas modifier la forme dans la réponse. La cohérence de la règle est plus importante que l’apparence intuitive de l’option.

Erreur n°5 : paniquer face au chronomètre

La section dure 6 minutes. C’est court, mais c’est précisément ce que le test cherche à observer : la capacité à raisonner sous contrainte. Le candidat doit accepter de ne pas contrôler chaque détail et travailler avec une méthode rapide. L’objectif est de répondre juste le plus souvent possible, pas de résoudre chaque figure comme un problème académique long.

Comment s’entraîner efficacement à la logique déductive

Une bonne préparation au ieGAT Deductive Logical Thinking repose sur trois axes : familiarisation, méthode et vitesse.

Familiarisation

Le candidat doit voir suffisamment d’exercices pour ne pas découvrir le format le jour du test. Cela ne signifie pas mémoriser des réponses, mais reconnaître les familles de règles : rotation, symétrie, inversion de couleur, déplacement, ajout ou retrait d’élément, transformation de forme.

Méthode

Chaque correction doit être analysée. Il ne suffit pas de savoir que la bonne réponse était A. Il faut comprendre pourquoi B, C et D étaient fausses. C’est dans cette analyse que le candidat progresse. Les erreurs répétées révèlent souvent un point précis : confusion sur les rotations, oubli des éléments secondaires, difficulté à lire une matrice, tendance à aller trop vite.

Vitesse

Une fois les mécanismes compris, il faut réduire le temps de résolution. La vitesse ne doit pas venir avant la méthode. Elle doit venir après. Un candidat qui s’entraîne trop tôt en conditions chronométrées risque d’automatiser de mauvais réflexes. Il vaut mieux commencer sans pression, puis introduire progressivement le temps limité.

Quel niveau faut-il viser ?

IE University ne communique pas de seuil public spécifique pour chaque sous-section du test. L’Admissions Test est intégré dans une évaluation globale du dossier, aux côtés des notes, du parcours académique, des activités, du profil personnel, du personal statement, de l’éventuel Kira Assessment et du Personal Interview.

Il faut donc éviter deux raisonnements extrêmes. Le premier consiste à penser que la section de logique ne compte pas. Elle compte, car elle fait partie du test. Le second consiste à penser qu’elle détermine seule l’admission. Ce n’est pas le cas. Pour maximiser ses chances, il faut travailler le test tout en construisant un dossier cohérent. C’est l’objet de notre guide sur comment maximiser ses chances d’être admis à IE University.

Comment intégrer cette section dans une préparation complète au ieGAT

La préparation ne doit pas isoler la logique déductive du reste du test. Un candidat peut être très à l’aise en verbal reasoning mais plus fragile en logique visuelle. Un autre peut réussir les calculs numériques mais perdre du temps sur les matrices. L’enjeu est donc de diagnostiquer le profil du candidat, puis de construire un entraînement équilibré.

Objectif de préparation

Travail recommandé

Comprendre le format

Lire le guide principal sur l’IE Admissions Test et identifier toutes les sections du test.

Renforcer la partie quantitative

Travailler les tableaux, les pourcentages et les ratios avec le guide ieGAT Numerical Reasoning.

Renforcer la partie verbale

S’entraîner à vérifier des affirmations à partir de textes avec le guide ieGAT Verbal Reasoning.

Renforcer la logique visuelle

Travailler les suites, matrices, rotations, symétries et transformations de formes.

Préparer l’ensemble du processus

Articuler le test avec le dossier, le personal statement, l’entretien et le calendrier d’admission.

Pour les candidats qui veulent une approche structurée, la page préparation ieGAT présente l’accompagnement Prepfection dédié au test d’admission IE University. L’objectif n’est pas de promettre des questions officielles, mais d’entraîner les bons réflexes : méthode, gestion du temps, compréhension du format et correction fine des erreurs.

Ce qu’il faut retenir

La section Deductive Logical Thinking du ieGAT est courte, visuelle et exigeante. Elle ne demande pas de connaissances scolaires spécifiques, mais elle exige une capacité à raisonner vite et proprement. Le candidat doit apprendre à repérer les règles simples avant les règles complexes, à vérifier la cohérence de son hypothèse, à utiliser les options pour éliminer et à gérer le temps sans se désorganiser.

Pour un lycéen qui candidate à IE University après le bac, cette section doit être prise au sérieux. Elle ne remplace pas le dossier académique, le choix du bachelor, le niveau d’anglais ou la préparation de l’entretien. Mais elle peut renforcer une candidature lorsque le candidat arrive avec une méthode claire et une vraie familiarité avec le format du test.

Le bon objectif n’est donc pas de “bachoter” la logique déductive. Le bon objectif est d’apprendre à voir vite, raisonner juste et répondre avec discipline.

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